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LES FONDEMENTS DE L'APPROCHE

méthode Ido Portal

La voie de la maîtrise

Le Shoshin – Socle de l'apprentissage

Il s'agit d'un état d'esprit d'apprentissage, conscient et volontaire, qui repose sur notre capacité à adopter temporairement un « point de référence » (ou point de vue spécialisé) sans se laisser avaler dans un domaine particulier de l'apprentissage. Sans pour autant survoler les sujets d’intérêts, ce point de référence mobile permet un apprentissage transversal sans fin. Cinq notions conditionnent le Shoshin :

1 - La responsabilisation

A l'inverse d'un patient s'en remettant entièrement à son thérapeute en attendant les résultats souhaités, il s'agit là de devenir conscient et acteur de sa propre condition, de ses propres possibilités d'évolution.

 

2 - L'exploration et l'expérience

Au delà de la notion de succès personnel, de performance ou d'objectif ultime à atteindre, l'expérimentation, la recherche et la compréhension de sa propre condition reste le guide. Pour ce faire, Le medium du « jeux » va faciliter et stimuler les échanges et l'apprentissage. Ainsi la prise de risque, l'échec personnel et la peur reprennent une place bénéfique et constructive dans nos processus d'évolution.

 

3 - La pratique généraliste

L'homme est un grand généraliste par nature. Utiliser et développer l'ensemble de nos compétences de manière équilibré permet de se préserver et de garder une haute intensité de stimulation et de plaisir dans la pratique en profitant de la transversalité des savoirs-faire. Le mouvement décloisonne les disciplines, partage et mixe les connaissances. Il permet donc de profiter d'une plus grande liberté du corps et de l'esprit sans s'enfermer dans un domaine précis en considérant l'homme comme une somme de compétences et de potentiels.

 

4 - Le minimalisme

Lorsque l’artisan utilise des outils simplistes, la complexité de sa création repose sur lui. Son imagination, sa créativité, l'intensité de ses intentions détermineront son œuvre. A l'image d'un artisan, le mouvement se pratique dans un grand dépouillement à l'aide d'outils rudimentaires (balles de tennis, bâtons) afin que l'individu reste le générateur de l'effort et de la complexité.

 

5 - Les liens

En considérant l'homme, le « mover », comme un tout complexe mobile et intelligent, capable à la fois de développer une force colossale en soulevant son propre poids d'une seule main et de glisser avec douceur et légèreté sur le parquet d'une salle de danse, de manipuler un objet avec une grande habilité ou de méditer sereinement chaque matin... on recrée un lien entre nos compétences, entre le corps et l'esprit. Plus encore, on prend la mesure du champs des possibles avec excitation. La pratique minimaliste s'emporte avec soi, se pratique dans les parcs, à la plage ou en intérieur en s'imprégnant à chaque fois du lieux. Elle se réalise à plusieurs avec humilité, bienveillance et se partage avec plaisir et facilité.